The Ascensial Blues Band
The band playing at night under the tent
Blues · De l'Ariège au Finistère

Le blues méconnu, ravivé.

L'histoire seize ans de soirs de festival en France
Le projecteur vous suit
Une histoire · racontée par Robin Aldersey-Taylor, derrière son harmonica

Seize ans,
cinq chapitres, un pari.

Chaque mot est vrai. Faites défiler : tout se rejoue comme le soir où ça a commencé.

Le Pari
Chapitre un

Un festival en Ariège

Tout commence il y a environ seize ans à Tarascon-sur-Ariège, au festival de musique du 21 juin. Sur scène, des Français lisent leurs paroles sur des feuilles et chantent du rock britannique avec un accent impénétrable. Il y a plus de monde sur la scène que dans le public.

Tu sais, Ali, un groupe de blues, ce serait quand même plus cool…

Ali Zaraq, l'organisateur, est d'accord sur-le-champ. Tu peux en monter un ? Oui, je crois. « D'accord », dit-il en haussant les épaules, « vous jouez l'année prochaine ! »

une place en France, des années plus tard
Le Nom
Chapitre deux

Une église à Balham Hill

Le nom vient de The Church of the Ascension, sur Balham Hill à Londres, et de son immense vivier créatif qui devait former le groupe. Le temps de rentrer de France, une nouvelle implantation d'église avait emmené tout le vivier avec elle. Dans la panique arrive Steve Little, rencontré des années plus tôt sur une plage, guitare en main, au milieu d'un cercle autour d'un feu.

Il m'a regardé de haut en bas et m'a répondu : « Tu joues de l'harmonica ? »

L'harmonica n'avait encore jamais joué en public. La réponse a été oui quand même. Ils ont joué deux heures ensemble et ne se sont plus jamais retournés.

L'Annonce
Chapitre trois

Deux réponses

Deuxième année. Steve en Californie, Tony à Amsterdam, panique à nouveau. Une annonce part sur un groupe Yahoo, London Blues Jams. Deux réponses : un gars de Londres, et un drôle de type de Barcelone. L'audition londonienne, au Blues Bar de Kingley Street, tourne court.

Trente-six mesures de marmonnements, puis des gammes, des gammes, encore des gammes. Ce n'est pas ça, le blues.

Restait donc le type de Barcelone.

La Pluie
Chapitre quatre

Le ciel s'ouvre

Le type de Barcelone s'appelait Larry Smith, et il a débarqué en fourgonnette vingt minutes avant le premier concert. Le lieu : le collège du coin, des gamins vaguement intéressés qui traînaient dehors et dedans. Puis le ciel s'est ouvert et une pluie torrentielle a poussé tout le monde dans la salle.

Et d'un coup, ça a pris. Les gamins l'ont raconté à leurs parents et, pour le reste de la tournée, le groupe a eu son public fidèle. Ils ne se sont plus jamais retournés.

L'Équipe
Chapitre cinq

Depuis ce jour

Larry et l'harmonica jouent ensemble depuis ce jour, avec des batteurs et des guitaristes qui passent une saison ou deux. L'esprit du groupe ne bouge pas ; tout le monde y croit. Deux bassistes permanents tiennent la basse : Philippe Groulard dans le Finistère, et Jean-Luc, ancien jazzman qui fait de la magie sur une basse, en Ariège.

Nous sommes une équipe très heureuse…

Le Set · fouillez le bac

Des chansons jamais entendues

Le groupe a toujours cherché des chansons oubliées, celles dont on peut faire une version entièrement neuve, plutôt que les classiques du blues repris mille fois. Un répertoire que personne n'a jamais entendu, avec quelques morceaux plus connus vers la fin de la soirée.

Le modèle · All Alone Blues de Sonny Terry
On stage under white sails and coloured lights
Sous les voiles
Guitar and vocals in the red light
Under the red awning at night
A hillside gig as the light goes
N'importe quelle scène fait l'affaire
Réserver le groupe

« Un groupe de blues, ce serait quand même plus cool… »

les mots qui ont tout déclenché

The Ascensial Blues Band

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